Mali

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< Dec 2020
March 2021
Site de Relocation de Boulgoundje dans la Commune de Gao/UNHCR Gao

 Highlights

La population PDIs s'est accrue de 311,193 personnes à 332,957 en Décembre 2020, soit une hausse de 21,764 individus sur les chiffres précédents. Cette croissance s’explique par la fragilité des conditions sécuritaires dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et la bande frontalière du Liptako Gourma au cours des derniers mois, générant de déplacements continus.

Les régions de Mopti (137 845 PDIs), Gao (69 984 PDIs), Tombouctou (48 011 PDIs), Ségou (38 118 PDIs), Ménaka (22 429 PDIs), Sikasso (5 833 PDIs), Bamako (4 133 PDIs), Koulikoro (3 140 PDIs), et Kayes (2 574PDIs), abritent le plus grand nombre de PDIs. Ce nombre est dû aux incidents répétitifs qui ont affecté les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Kayes et Ségou entre 2018 et 2020.

Une détérioration de la situation sécuritaire sur l’axe Gao-Ansongo-Labezanga et dans le cercle d’Ansongo en général en décembre 2020. Par l'intensification de la criminalité armée, des activités de GANE et des opérations militaires, particulièrement dans les communes de Tessit, Ouatagouna, Bourra, Talataye et Tin-hamma. Aussi, le sabotage des antennes de télécommunication (Orange et Malitel) par les GANE, a amplifié l’enclavement de nombreuses localités, dans la partie sud du cercle d’Ansongo entravant ainsi l’assistance et le mouvement des humanitaires momentanément dans ladite zone.

De 821 548 personnes dans le besoin d’assistance, 419 000 femmes et 401 926 hommes, ont des abris précaires qui ne répondent pas aux normes et leurs BNA sont également insuffisants. En hivernage, les infrastructures scolaires et publiques sont utilisées comme une alternative au logement, ce qui impacte d’autres secteurs.

45 pour cent des ménages dans les zones de déplacement évalués habitent dans des abris en paille, bâche ou en tôle. Contre 13 pour cent des sites où les ménages étaient à l’air libre au moment de l’évaluation. Comme dans l’évaluation précédente en octobre, les ménages sans abris étaient localisés majoritairement dans les cercles de Bourem, Gao, Koro, Douentza, Bandiagara et Ansongo.

NFI (HH)

Shelter (HH)

Coverage against targets (HH)

Need analysis

L'ampleur des incidents liés aux attaques entre les groupes armés non étatiques et par crainte de représailles, impliqent un rythme de déplacement infreinable des familles qui laissent leurs villages et ce en dépit du contexte du COVID-19. Ces phenomènes exacerbent des conditions de vies précaires en termes d'accès au logement chez les populations dans les zones d'accueil. Les évaluations indiquent que les besoins des abris constituent une deuxième priorité chez plus de 35% de déplacés. Près de 64% vivent dans les abris de fortune. 40% de PDIs logés, cohabitent dans des maisons endommagées mais réparables. La plupart des abris (80%) ne remplissent pas les critères de la norme sphère dans ces localités.

Response

Au cours du premier trimestre, les acteurs du Cluster ont apporté l'assistance en biens non alimentaires à 3,685 familles puis une couverture en abris à 1,738 ménages. Parmi lesquels, 300 ont bénéfié des abris durables et les 1,438 autres en abris d'urgences. Le rythme de mise en oeuvre des activités dans le secteur du logement s'annonce bien malgré les défis opérationnels et logistiques qui sont souvent impactés par l'analyse des incidents de risques. Les familles ont également reçu de paquets de biens non alimentaires (BNA) dans le cadre de la riposte au COVID-19, une composante du projet Internews qui gère les flux des allégations portées par les bénéficiaires sur la perception du virus.
Sous l'égide de l'équipe de coordination, le Cluster abris, grâce à la participation des partenaires au niveau national, a conduit deux séries d'ateliers consacrées sur la retraite annuelle, à travers les recommandations soulevées par les membres, à l'harmonisation de kits BNA avec un paquet minimum en situation d'urgence puis aux typologies et standards des abris. D'autres événements sont prévus sur l'harmonisation des outils au niveau opérationnel afin d'intégrer les leçons apprises pour une meilleure planification et gestion rationnelle des ressources.

Gaps / challenges

Le niveau de financement reçu et reporté à ce jour, représente seulement un taux de 0,6% sur les fonds requis pour efficacement mettre en oeuvre les activités du Plan de Réponse Humanitaire 2021 dans le secteur des abris et BNA. Les capacités existantes de partenaires du Cluster vont s'épuiser au regard des défis des mouvements de populations qui font croître les besoins. Par ailleurs, le Cluster a entrepris un exercice d'évaluation virtuelle pour identifier les capacités de partenaires en termes de disponibilités tendant à couvrir les gaps. Les premiers résultats préliminaires ne sont pas significatifs pour pouvoir répondre aux gaps en cas d'apparition de crise de grande ampleur pour ce secteur.